Transformer, une culture du tiers-lieu
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Ce qui reste après le lieu

À l’heure où les tiers-lieux sont devenus un objet central des politiques publiques, leur institutionnalisation tend parfois à faire oublier ce qui constitue leur principale richesse : les relations sociales, les formes d’entraide et les solidarités locales qu’ils rendent possibles. À partir d’un retour d’expérience sur l’occupation éphémère d’un ancien commerce à Pantin entre 2018 et 2020, cet article propose de déplacer le regard. Plutôt que d’évaluer les tiers-lieux à l’aune de leur programmation ou de leur pérennité immobilière, il interroge les traces qu’ils laissent dans les territoires après leur disparition. En retraçant l’histoire du 24 rue Benjamin Delessert, il montre comment des arrangements informels, des usages partagés et des réseaux de voisinage peuvent constituer une ressource collective durable, souvent invisible aux outils classiques de l’action publique.